CFTR

La protéine appelée CFTR pour Cystic Fibrosis Transmembrane conductance Regulator est un canal ionique permettant le transport des anions chlorure à travers les membranes plasmiques des cellules. Cette dénomination CFTR fut donnée par les découvreurs du gène en 1989. Littéralement on peut traduire ce nom par « régulateur des conductances transmembranaires dans la Mucoviscidose ».

En quelques mots, les découvreurs de CFTR pensaient, sans pouvoir encore le démontrer à l’époque, que cette protéine devait avoir un rôle physiologique fondamental dans le contrôle (régulation) des transports ioniques de part et d’autre de la membrane des cellules épithéliales pulmonaires et digestives. La protéine CFTR est une glycoprotéine constituée par l’alignement de 1480 acide aminés, d’un poids moléculaire de 170kD, répartis en cinq domaines, deux segments transmembranaires avec chacun 6 hélices alpha (numérotées de 1 à 12 et comportant chacune de 21 à 22 acide aminés), deux domaines de fixation des nucléotides (NBD1 et 2) et un large domaine hydrophile  (domaine R). La protéine CFTR, par sa structure moléculaire appartient à la super famille des transporteurs membranaires ABC (ATP Binding Cassette).

Au plan moléculaire, la mucoviscidose est provoquée par des mutations du gène CFTR dont la conséquence est la production de protéines CFTR anormales. La nature et la gravité de ces anomalies sont variables suivant la mutation considérée. Ainsi on devrait parler des formes de mucoviscidose plutôt que de la mucoviscidose. On observe des formes graves liées à des mutations qui affectent souvent la structure et la fonction de la protéine et provoquent une maladie respiratoire et une maladie digestive. Certaines mutations ne provoquent pas de maladie respiratoire, d’autres ne touchent pas la sphère digestive.

            La mucoviscidose est ainsi due au dysfonctionnement d’une protéine membranaire (CFTR), présente notamment dans les cellules épithéliales des poumons, qui contrôle les échanges d’eau et de sels minéraux entre la cellule et son milieu externe. Dans les cellules, la maladie se traduit par l’absence de sécrétion de chlorure associée à une hyper absorption de sodium. On observe aussi une dérégulation de l’homéostasie du calcium et surtout une réponse inflammatoire exacerbée. Il résulte de tous ces dérèglements, un épaississement du mucus qui tapisse les bronches et les canaux du pancréas, favorisant les infections pulmonaires et les troubles digestifs.

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