Selon le journal Les échos, les essais cliniques vont reprendre sur le sol français

Je retranscrits ci-après l’article du journal:

Solveig Godeluck annonce en effet dans Les Echos : « C’est décidé, Vertex réinvestit sur le sol français pour sa recherche ». La journaliste explique que « la petite biotech basée à Boston (Etats-Unis) va reprendre les essais cliniques en phase 3 pour sa future tri thérapie contre la mucoviscidose. Le laboratoire n’a pas encore communiqué sur sa décision, mais plusieurs sources confirment ce revirement ».

Patrick Errard, président du Leem, syndicat de l’industrie pharmaceutique, déclare : « J’ai bon espoir que dans l’intérêt des patients, les choses se débloquent assez vite. […] Nous ne pouvons nous satisfaire de priver la France d’investissements, que ce soit dans la production, la recherche ou les partenariats ».
Solveig Godeluck note que le responsable « cherche à maintenir un dialogue apaisé avec les pouvoirs publics en ces temps de grande tension sur le prix des médicaments ».
La journaliste revient ainsi sur « le coup d’éclat de février [qui] a provoqué des remous. Vertex a mis en avant la mauvaise rémunération de l’innovation en France pour justifier l’arrêt des essais cliniques ».
« «Le laboratoire ne veut pas mener, en France, des essais sur un produit qu’il ne pourra peut-être jamais y commercialiser», avait expliqué […] le patron de la filiale hexagonale. Une façon de montrer sa détermination face aux pouvoirs publics, qui ont refusé de lui accorder un prix à la hauteur de ses ambitions pour sa bi thérapie contre la mucoviscidose, Orkambi, soit 13.000 € par mois et par personne »,
relève Solveig Godeluck.
La journaliste observe que « dans son bras de fer avec les autorités, le laboratoire a tenté de jouer la carte des associations de patients. Elles ont protesté contre une «perte de chance» pour les malades, mais elles ont montré du doigt le laboratoire : «Vertex a commis un chantage à la mort», accuse Pierre Guérin, président de Vaincre la mucoviscidose, tout en vantant les effets espérés d’une tri thérapie «révolutionnaire», permettant de traiter 80% des 6.000 à 7.000 malades en France, «avec un taux de réactivité de la protéine de 75 %, ce qui signifie que le pronostic vital n’est plus engagé» ».
Solveig Godeluck note en outre que « le rapporteur du budget de la Sécurité sociale Olivier Véran est monté au créneau la semaine dernière, en commission des Affaires sociales. Il a critiqué la «décision honteuse» de Vertex, en rappelant que le laboratoire a touché 150 millions d’euros en 2017 pour traiter 1.000 malades en France ».
« Le député a appelé à réformer «très rapidement» le mode de financement des traitements innovants. Le Conseil stratégique des industries de santé, qui planche sur le sujet, devrait rendre sa copie fin avril, en vue d’un arbitrage gouvernemental en juin »,
conclut la journaliste.

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